Une maladie mais plusieurs formes.
La dégénérescence maculaire ne se manifeste pas de la même façon chez toutes les personnes. Selon son stade et son évolution, elle peut prendre différentes formes, avec des caractéristiques et une progression qui lui sont propres.
Les précurseurs (stade initial ou maculopathie liée à l’âge – MLA)
L’examen du fond d’œil peut les observer avant l’apparition des premiers symptômes.
Les précurseurs les plus caractéristiques sont les drusen (accumulation de dépôts sous la rétine) et anomalies de l’épithélium pigmentaire rétinien. Cette situation n’évolue pas obligatoirement vers une forme plus sévère.
La forme atrophique de la DMLA (dite sèche)
Dans ce cas, une perturbation du métabolisme cellulaire entraîne progressivement une dégénérescence des cellules rétiniennes. Les premiers signes peuvent être une gêne à la lecture ou à l’écriture ou une baisse progressive de l’acuité visuelle.
Cette forme évolue en général lentement. Elle permet aux patients atteints de conserver longtemps une vision relativement satisfaisante, malgré une gêne pour les activités nécessitant la reconnaissance des détails (lecture, écriture, bricolage, couture…).
La forme exsudative ou néovasculaire de la DMLA (dite humide)
Cette forme se caractérise par le développement de vaisseaux sanguins anormaux dits néovaisseaux dans la région maculaire.
Ces vaisseaux anormaux sont fragiles et laissent diffuser du sérum, entraînant un décollement séreux ou du sang, entraînant une hémorragie. L’évolution dépendra du type et de la localisation de ces vaisseaux anormaux, de la survenue éventuelle de soulèvements rétiniens, d’hémorragies et de la réponse aux traitements.
Les premiers signes d’alerte doivent entraîner une consultation rapide par un médecin ophtalmologiste.
Il s’agit :
- de déformations des lignes droites,
- d’une diminution brutale d’acuité visuelle ou des contrastes,
- d’une tache sombre centrale…
Si vous ressentez l’un de ces symptômes, un seul réflexe : prenez rendez-vous en urgence chez un ophtalmologiste. Il est en effet très important de détecter les premiers signes d’une dégénérescence maculaire exsudative, car les traitements sont d’autant plus efficaces que le diagnostic est posé tôt.
Plus le diagnostic de DMLA est précoce, plus les chances de préserver la vision augmentent.
Les formes mixtes de DMLA
Il n’y a pas de barrière étanche entre la forme atrophique et la forme exsudative/néovasculaire de la dégénérescence maculaire liée à l’âge : les mêmes gènes provoquent ces deux formes.
Ainsi, des formes mixtes (néovasculaire et atrophique) peuvent être observées : il est tout à fait possible d’avoir une forme atrophique dans un œil et une forme exsudative dans l’autre. Il est relativement fréquent que des patients présentent d’abord une forme atrophique qui évolue vers une forme exsudative.
On estime à environ 30% le nombre de formes mixtes de DMLA.
Texte mis à jour en août 2026.
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