Les précurseurs (stade initial ou maculopathie liée à l’âge – MLA)
L’examen du fond d’œil peut les observer avant l’apparition des signes de la maladie proprement dite. Souvent même avant les premiers symptômes.
Les précurseurs les plus caractéristiques sont les « drusen » (accumulation de dépôts sur la rétine) et anomalies de l’épithélium pigmentaire rétinien. Cette situation n’évolue pas obligatoirement vers une forme plus sévère.
La forme atrophique de la DMLA (sèche)
Dans ce cas, une perturbation du métabolisme cellulaire entraîne progressivement une dégénérescence atrophique des cellules rétiniennes.
Les premiers signes peuvent être une gêne à la lecture ou à l’écriture ou une baisse progressive de l’acuité visuelle.
Cette forme évolue en général lentement. Elle permet aux patients atteints de conserver longtemps une vision relativement satisfaisante, malgré une gêne pour les activités nécessitant la reconnaissance des détails.
La forme exsudative ou néovasculaire de la DMLA (humide)
Cette forme se caractérise par le développement de vaisseaux sanguins anormaux dits « néovaisseaux » dans la région maculaire.
Ces vaisseaux anormaux sont fragiles et laissent diffuser du sérum, entraînant un décollement séreux ou du sang, entraînant une hémorragie. L’évolution dépendra du type et de la localisation de ces vaisseaux anormaux, de la survenue éventuelle de soulèvements rétiniens, d’hémorragies et de la réponse aux traitements.
Les premiers signes d’alerte doivent entraîner une consultation rapide par un médecin ophtalmologiste. Il s’agit de déformations des lignes droites, d’une diminution brutale d’acuité visuelle ou des contrastes, d’une tache sombre centrale… Il est en effet très important de détecter les premiers signes d’une dégénérescence maculaire exsudative, car les traitements sont d’autant plus efficaces que le diagnostic est posé tôt.