Les traitements préventifs

Lorsque l’on est encore au stade des précurseurs, ou au début des formes atrophiques, de bonnes habitudes alimentaires peuvent réduire le risque d’évolution vers une forme avancée de la maladie :

  • consommation régulière de fruits, de légumes verts riches en lutéine (épinards, brocolis, choux frisés,…), de poissons gras (saumon, thon, maquereau),
  • activité physique régulière.

Pour certains patients le médecin ophtalmologiste prescrira des compléments alimentaires pour couvrir ou renforcer les besoins quotidiens en antioxydants, lutéine et oméga 3. Ceux-ci ont démontré leur efficacité dans la prévention, et seront aussi adaptés à ceux qui ont un œil déjà altéré mais qui conservent leur deuxième œil.

Les traitements curatifs

Devant une dégénérescence maculaire exsudative, le traitement le plus ancien est la photocoagulation au laser thermique, qui a pour but de brûler les néovaisseaux.

Ce traitement n’est possible que lorsque les néovaisseaux n’ont pas encore atteint le centre de la vision. C’est donc aux stades les plus précoces de la maladie, et dans certaines localisations seulement que l’on peut utiliser le laser thermique.

Contre des formes bien précises de néovaisseaux, la photothérapie dynamique (PDT) avec injection intraveineuse de vertéporfine est un procédé très utilisé aujourd’hui. Il s’agit d’injecter un colorant qui va se fixer essentiellement dans les vaisseaux anormaux. Une dizaine de minutes après l’injection intraveineuse, on fait pénétrer dans l’œil une lumière spécifique, dite « laser froid », qui agit sur ce colorant et va provoquer sur ces néovaisseaux sensibilisés une oblitération. Ce traitement n’abîme nullement la rétine.

C’est le traitement utilisé lorsque les néovaisseaux ont déjà atteint le centre de la macula, et qu’ils ne sont plus accessibles au laser thermique ; il peut stabiliser l’acuité visuelle, et plusieurs séances sont le plus souvent nécessaires.

Les « anti-VEGF » sont des traitements plus récents, dont le but est d’inhiber le développement des néovaisseaux. Ils stabilisent la maladie, peuvent la faire un peu régresser, mais ils ne la guérissent pas définitivement. Ces produits s’administrent par une injection intravitéenne, c’est-à-dire à l’intérieur même de l’œil. Ils sont indiqués dans les phases actives de développement des néovaisseaux, mais ne sont pas efficaces sur les formes cicatrisées ou trop évoluées, ce qui implique que le diagnostic ait pu être fait à un stade précoce. D’autres molécules, très prometteuses, sont en cours d’autorisation ou de validation scientifique.