DMLA. Ces quatre lettres se sont installées dans votre vie, accompagnées d’un vocabulaire médical parfois déconcertant et de multiples interrogations. Parce qu’il n’y a rien de pire que de rester dans l’inconnu, nous avons rassemblé ici les deux questions que vous nous posez le plus souvent. Objectif : vous apporter des réponses claires, accessibles et précises. Car comprendre, c’est déjà reprendre un peu de contrôle sur la maladie et avancer plus sereinement avec elle.
La DMLA en quelques mots
La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) correspond à une dégénérescence de la macula, la zone centrale de la rétine (elle-même située au fond de l’œil). Elle n’y occupe que 2 à 3 % de sa surface, mais elle est pourtant responsable de la transmission de 90% des informations visuelles au cerveau. En particulier la vision fine, celle qui permet de voir les détails, lire, écrire, coudre, bricoler, reconnaître les visages. Elle est notamment constituée des photorécepteurs, les cônes et les bâtonnets, qui transforment la lumière en signal électrique. Ce dernier se propage aux cellules ganglionnaires, dont les longs prolongements assurent, via le nerf optique, la connexion entre la rétine et le cortex cérébral.
“Je viens d’apprendre que j’ai une DMLA. J’ai peur de perdre la vue.”
Apprendre que l’on est atteint de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est souvent très angoissant. Cette maladie chronique et dégénérative de la rétine apparaît généralement après 50 ans. Elle consiste en une altération de la macula, qui peut mener à une perte de la vision centrale. C’est celle qui permet la lecture, la reconnaissance des visages, la précision des gestes… Mais il est important de rappeler que la vision périphérique n’est normalement pas impactée. C’est pourquoi, bien que très invalidante, la DMLA ne conduit jamais à une cécité totale.
La macula est située au centre de la rétine. Elle ne représente que 2 mm2, soit moins de 5% de la surface de la rétine. Mais elle transmet 90% des informations qui nous arrivent de l’extérieur au cerveau.
“Existe-t-il des signes avant-coureurs de la DMLA ?”
Comme tous nos organes, la rétine vieillit naturellement avec le temps. Ce vieillissement entraîne une forme de dégénérescence normale, généralement sans conséquence majeure sur la vision. En revanche, lorsque ce processus dépasse les limites du vieillissement physiologique et entraîne une altération réelle de la vision centrale, on parle alors de maladie. La maculopathie liée à l’âge (MLA) se situe justement à cette frontière et se caractérise par l’accumulation de petits dépôts blanchâtres (drusen) à l’intérieur et autour de la macula ou par des modifications de l’épithélium pigmentaire rétinien (EPR). C’est très insidieux car elle se développe au début silencieusement, avec un développement souvent asymétrique, ce qui fait que la bonne acuité de l’œil non atteint compense la mauvaise acuité de l’œil malade. La MLA peut rester stable ou, sous l’influence de plusieurs facteurs, évoluer vers une DMLA. Seul un examen du fond d’œil pratiqué par un ophtalmologiste permet de la diagnostiquer, c’est pourquoi une surveillance régulière est importante.
L’épithélium pigmentaire rétinien (EPR) est la couche cellulaire pigmentée sur laquelle reposent les photorécepteurs de la rétine. Son rôle est essentiel pour l’équilibre de la rétine et donc la vision.
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