Pour réduire le risque de maladies cardiovasculaires ou protéger contre certains cancers, les bienfaits de l’activité physique sur la santé ont largement été démontrés. Toutefois, la question se posait toujours quant à ses effets sur la DMLA. Des éléments de réponses viennent d’être apportés par Bradlet Gelfand, chercheur à la faculté de médecine de l’université de Virginie, et son équipe. Ils ont en effet mis en place une série d’expériences sur des souris et ont découvert que la croissance des vaisseaux sanguins chez les souris ayant accès à une roue d’exercice était de 32 à 45 % inférieure à celle du groupe qui en était privé. S’ils n’ont pu en déterminer la raison, ils avancent toutefois l’hypothèse d’effets immunomodulateurs qui permettraient de réduire les éventuelles actions inflammatoires à l’origine de la DMLA. Ces conclusions sont donc particulièrement intéressantes, même s’il n’est pas toujours aisé de prescrire une activité physique régulière à des patients très âgés ou fragiles. D’où le projet de développer une méthode ou un médicament capable d’en apporter les bénéfices sans avoir à pratiquer.

*Source : Investigative Ophtalmology & Visual Science, an ARVO Journal, mai 2020, Vol 61, numéro 5.

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