Les médias ne cessent en ce moment de relayer les implantations de rétine artificielle réalisées sur des patients souffrant de la forme atrophique (sèche) de la DMLA. Ces interventions ont notamment lieu dans le cadre de l’étude européenne multicentrique PRIMAvera autour de l’implant Prima de la société Pixium Vision. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Où en sont les essais ? Quels sont les résultats attendus ? Éléments de réponses.

La complexité du système visuel

Pour comprendre le fonctionnement de la rétine artificielle, revenons rapidement sur celui du système visuel. Maillons indispensables au processus de vision, les photorécepteurs situés dans la rétine sont des cellules nerveuses qui reçoivent la lumière et la transforment en signaux électriques. Ces derniers sont ensuite transmis via le nerf optique dans les aires visuelles du cortex qui traitent l’information. Certaines pathologies rétiniennes, dont la DMLA, entraînent la dégénérescence des photorécepteurs au niveau de la macula, centre de la rétine, impactant la vision et pouvant mener à la cécité. Le principe de la rétine artificielle (également appelée implant rétinien ou œil bionique) consiste alors à se substituer aux photorécepteurs et prendre le relais de ces cellules détruites pour rétablir en quelque sorte les connexions de la chaîne visuelle. […]

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Légende photo : le système Prima est composé de trois éléments principaux : un implant rétinien miniature sans fil, une paire de lunettes équipées d’une caméra et d’un projecteur, un processeur de poche connecté au projecteur.

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