Il n’y a pas de barrière étanche entre la forme atrophique (dite sèche) et la forme exsudative (dite humide ou néovasculaire) de la DMLA : les mêmes gènes provoquent ces deux formes qui concernent des couches distinctes de la rétine. On estime à environ 30% le nombre de formes mixtes de DMLA.
Ainsi, il est tout à fait possible d’avoir une forme atrophique sur un œil, une forme exsudative sur l’autre. Il est même fréquent que des patients présentent d’abord une forme atrophique qui évolue vers une forme exsudative ou, inversement, une forme exsudative qui avec le temps devient une forme atrophique.
Deux formes avancées de DMLA
Pour rappel, on distingue deux formes avancées de DMLA : la forme atrophique et la forme néovasculaire (exsudative). La forme atrophique, au développement lent, se traduit par des altérations de l’EPR, un amincissement de la macula et la mort progressive des photorécepteurs en regard de l’EPR altéré. La forme néovasculaire (exsudative), à évolution plus rapide, se distingue quant à elle par le développement de néovaisseaux sous-rétiniens. Même si leurs rythmes d’évolution diffèrent, les deux aboutissent malheureusement aux mêmes conséquences sur la vision : une dégradation irréversible de la macula et une perte de la vision centrale qui affecte un seul œil ou les deux. L’important est donc de bien surveiller l’évolution avec votre ophtalmologiste afin d’adapter le suivi et la prise en charge.
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