La recherche française en santé visuelle est une nouvelle fois mise à l’honneur. Niyazi Acar, directeur de recherche au sein de l’équipe Œil & Nutrition du Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation (CSGA, Dijon), a reçu le Prix de l’Œil 2025, décerné par la Fondation de France. Ce prix prestigieux distingue des travaux innovants et prometteurs en ophtalmologie et en sciences de la vision.

Lipides et rétine, une approche innovante contre la DMLA
Les travaux récompensés portent sur le thème : « Lipides et rétine : vers une approche personnalisée de la prévention nutritionnelle de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ». Ils s’inscrivent pleinement dans les enjeux actuels de prévention des maladies oculaires liées au vieillissement, en particulier la DMLA. Rappelons qu’elle est en France la première cause de malvoyance chez les personnes âgées.
Une recherche au cœur de la prévention nutritionnelle
L’équipe Œil & Nutrition, dirigée par Niyazi Acar en collaboration avec le Pr Catherine Creuzot-Garcher, ophtalmologiste au CHU de Dijon, étudie les liens entre métabolisme des lipides et santé rétinienne. Les chercheurs s’intéressent notamment au rôle des acides gras oméga-3, essentiels au bon fonctionnement de la rétine, et à leur implication dans le développement de maladies oculaires comme la DMLA.
Un biomarqueur sanguin pour évaluer la santé de la rétine
Parmi les avancées majeures de ces travaux figure le développement d’un biomarqueur sanguin non invasif. Celui-ci permet d’estimer le taux d’oméga-3 dans la rétine, un indicateur clé de la santé visuelle. Protégé par un brevet, ce biomarqueur est aujourd’hui commercialisé via la start-up RetiNov, notamment aux États-Unis et au Canada. Il ouvre la voie à une évaluation personnalisée du risque de DMLA et à des recommandations nutritionnelles ciblées.
Vers une prévention personnalisée de la DMLA
Ces résultats permettent à la fois de mieux comprendre les mécanismes nutritionnels impliqués dans la santé de la rétine. Mais aussi de proposer des stratégies de prévention individualisées, basées sur le profil métabolique de chaque patient.
Des travaux à fort potentiel pour l’avenir donc, notamment pour les patients atteints de DMLA, que nous suivrons avec grand intérêt.
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