Le 18 juin prochain à Montélimar, l’Association DMLA est fière de vous convier à l’événement “Mes yeux, un bien précieux”, une journée entièrement dédiée à la déficience visuelle et, en particulier, à la DMLA. Sur entrée libre, elle propose un temps d’information, de sensibilisation mais aussi de partage, pour mieux comprendre les maladies oculaires et rompre l’isolement qu’elles peuvent entraîner.
À l’origine de cette initiative, Simone Tisserand, responsable de l’antenne DMLA de Montélimar. Après plus de dix ans à animer des permanences, elle a été marquée par les témoignages de patients souvent démunis face au diagnostic, au manque d’explications, aux difficultés à se faire comprendre de l’entourage… “Concernée depuis 21 ans par la DMLA, j’ai vu à quel point ces espaces d’échanges étaient importants. Entre nous on se soutient, on s’entraide, et ça nous aide pour continuer à avancer”, confie-t-elle. De cette expérience est née l’idée d’une journée fédératrice, sous le signe de l’écoute et du soutien, où chacun pourrait trouver des informations et du réconfort. Le programme reflète cette ambition.
Pour commencer…
En matinée, le Dr Yasmine Serrar, ophtalmologiste aux Hospices Civils de Lyon, abordera la DMLA mais aussi d’autres pathologies oculaires fréquentes comme le glaucome, la cataracte ou la rétinopathie diabétique. Un temps de présentation de l’association et un témoignage patient viendront compléter ces échanges. Ensuite, la pause méridienne permettra à chacun de discuter mais aussi de se restaurer sur place.
Place à l’expérience vécue
L’après-midi, un théâtre-forum, porté par la troupe locale Happi la Compagnie, proposera des scènes inspirées du quotidien des personnes malvoyantes. Le public sera invité à prendre part aux saynètes en imaginant d’autres façons de réagir face aux situations présentées. Objectifs : mieux comprendre les difficultés des malvoyants et prendre conscience des attitudes qui aident vraiment. “Se retrouver face à ses propres histoires permet aussi souvent de changer de regard”, ajoutait Simone. Une conférence animée par Pauline Marin, une psychologue spécialisée en basse vision, viendra prolonger la réflexion, en abordant les dimensions psychologiques liées à la perte de vision et les façons d’envisager l’avenir autrement. Pour Simone, il est crucial de pouvoir exprimer tout ce que la maladie fait ressentir, afin de mieux se reconstruire.
“La vie n’est pas fichue. On fait d’autres choses, plus lentement, mais on les fait.”
Simone Tisserand
Informations et activités
Tout au long de la journée, des stands permettront de découvrir des solutions concrètes pour le quotidien. “Aussi j’ai trop entendu : je ne peux plus faire ci, je ne peux plus faire ça… et pourtant si, il est toujours possible de faire des choses, autrement, plus lentement… un atelier créatif va leur montrer qu’il est possible de créer encore des choses”, précisait-elle. Puis la journée se clôturera dans une ambiance conviviale et musicale, avec une chorale locale et un “pot de l’amitié”. “Je serai attentive à ce que personne ne soit isolé. J’ai envie que tout le monde reparte avec le sourire”.
Derrière cet événement, une conviction forte : même face à la perte de vision, il reste possible de s’ouvrir à de nouveaux horizons et de continuer à avancer, ensemble. “La vie ne s’arrête pas, elle se transforme”, concluait Simone.
Nous tenons à remercier ici chaleureusement nos partenaires engagés à nos côtés sans qui cet événement n’aurait pu avoir lieu : le Centre communal d’action sociale de Montélimar, le département de la Drôme, la Commission des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie Drôme et Aesio Mutuelle.
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