Depuis le 1er octobre 2026, les conditions de remboursement des transports médicaux liés aux affections de longue durée (ALD) évoluent. Pour les personnes atteintes de DMLA dont l’ALD est non exonérante, cette maladie ne suffit plus, à elle seule, à justifier le remboursement des déplacements. Une évolution préoccupante pour les patients qui doivent se rendre régulièrement à l’hôpital pour recevoir leurs injections intravitréennes.

Le décret n° 2026-812 du 21 août 2026 modifie les règles de prise en charge des transports médicaux. Depuis le 1er octobre, une ALD non exonérante ne permet plus, à elle seule, d’obtenir leur remboursement. Cette mesure peut concerner les déplacements en taxi conventionné, en véhicule sanitaire léger (VSL), en voiture personnelle ou en transports en commun.
Pour les personnes atteintes de DMLA néovasculaire, qui nécessitent souvent des injections intravitréennes régulières, ces trajets sont essentiels. Or, certains patients ne conduisent plus et ne peuvent pas utiliser seuls les transports en commun. Le coût et l’organisation des déplacements risquent alors de compliquer l’accès aux soins.
Quelles solutions pour les patients ?
La prise en charge reste possible dans certaines situations prévues par la réglementation, notamment pour une hospitalisation, un transport en ambulance médicalement justifié ou certains transports de longue distance et transports en série. Chaque situation dépend de critères précis. Il est donc conseillé de contacter son médecin et sa caisse d’assurance maladie pour vérifier ses droits.
Des aides locales peuvent également exister. Certaines mairies, communautés de communes ou collectivités départementales proposent des solutions de transport adaptées. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre département.
L’Association DMLA mobilisée pour défendre l’accès aux soins
Plusieurs députés ont interpellé le gouvernement sur les conséquences de cette évolution pour les personnes atteintes de maladies chroniques, dont les patients atteints de DMLA. À ce jour, nous n’avons pas identifié d’annonce officielle de dérogation générale spécifique à la DMLA.
L’Association DMLA reste mobilisée pour défendre les droits des patients. Les difficultés financières liées aux transports ne doivent pas compromettre la régularité des soins ni conduire à des renoncements.
Préserver la vision, c’est aussi garantir un accès aux soins adapté aux besoins de chacun.
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