La DMLA est une maladie chronique multifactorielle.
Son apparition et son évolution dépendent de l’âge, de facteurs génétiques et de facteurs liés au mode de vie ou à l’état de santé. Certains facteurs de risque sont aujourd’hui bien établis, tandis que pour d’autres, les données scientifiques sont plus incertaines.
L’âge est le principal facteur de risque
La prévalence de la DMLA précoce augmente fortement avec l’âge.
En Europe, selon la méta-analyse publiée en 2020, regroupant 22 études de prévalence et 4 études d’incidence, la prévalence de la DMLA précoce ou intermédiaire est de 25,3% chez les personnes de 60 ans et plus. La prévalence de la DMLA avancée est quant à elle de 2,4 %. Une augmentation significative de la prévalence est observée chez les populations plus âgées.
Une méta-analyse plus ancienne, réalisée dans des populations d’ascendance européenne, estime que le risque de DMLA tardive est multiplié par 4,2 à chaque décennie supplémentaire.
La génétique et les antécédents familiaux
La DMLA comporte une importante composante génétique (plus de 100 gènes sont aujourd’hui associés à la maladie). Le risque de DMLA est environ 4 fois plus important s’il existe déjà des individus atteints dans la famille.
Le tabac, principal facteur de risque évitable
S’il est difficile de contrer l’âge et l’hérédité, il est en revanche possible de réduire les facteurs de risques qui relèvent du mode de vie comme le tabac. Le risque de DMLA exsudative, selon une étude de la Rotterdam Study, est multiplié par 6,6 chez les fumeurs actuels et par 3,2 chez les anciens fumeurs, par rapport aux personnes n’ayant jamais fumé, chez les moins de 85 ans. Ce risque semble également augmenter en fonction de l’intensité et de la durée du tabagisme.
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L’alimentation joue un rôle important
Une alimentation variée et équilibrée, notamment riche en poissons gras, fruits, légumes, œufs… est clairement associée à un moindre risque de DMLA.
Le régime méditerranéen par exemple réduit de 41% le risque de développer une dégénérescence maculaire liée à l’âge.
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L’état de santé influe également
L’hypertension et les maladies cardiovasculaires pourraient intervenir dans le risque de DMLA. Ces associations restent toutefois moins solides que celles observées pour l’âge, le tabac et la génétique.
La surcharge pondérale semble également être un facteur potentiel d’aggravation de la DMLA. Toutefois, des travaux récents confirment que les résultats restent hétérogènes.
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Texte mis à jour en août 2026.