Sur les réseaux sociaux, les informations sur la DMLA sont nombreuses… et pas toujours fiables. Informations approximatives, fausses promesses ou messages non fondés scientifiquement… ces contenus peuvent être source de confusion et, dans certains cas, conduire à des choix inadaptés ou à un retard dans la prise en charge, avec des conséquences potentiellement importantes pour la santé visuelle. En tant qu’association de patients, nous vous proposons de faire le tri et de revenir aux fondamentaux de la DMLA, à la lumière des connaissances scientifiques actuelles. Parce qu’en matière de santé, il est essentiel de pouvoir s’informer sur des bases fiables et de ne pas confondre promesse, témoignage et preuve scientifique.

La DMLA, dégénérescence maculaire liée à l’âge, est une maladie de la rétine dont on ignore encore les causes profondes qui n’a pas aujourd’hui de traitement curatif. Avec son évolution, la DMLA entraîne une baisse progressive de l’acuité visuelle qui peut être forte mais ne provoque pas la cécité.
Les deux formes de la maladie
Pour faire simple, il existe deux formes de cette maladie qui entraîne une perte de vision plus ou moins rapide.
- La DMLA atrophique qui aujourd’hui n’a pas de traitement validé en France, et dans laquelle il y a une perte progressive des photorécepteurs.
- La DMLA néovasculaire où prolifèrent des vaisseaux anormaux dans la rétine. Il y a quelques années ceci entrainaît à plus ou moins court terme une perte définitive de la vision centrale. Les anti-VEGF injectés dans l’œil permettent de freiner cette progression ou de stabiliser la situation et dans certains cas de retrouver un peu d’acuité visuelle. Les recherches actuelles visent à augmenter l’intervalle entre les injections et à continuer à chercher la cause de cette maladie. Le respect des rendez-vous avec l’ophtalmologiste est impératif pour éviter un développement incontrôlé de la maladie et de ses effets.
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Les pigments maculaires de la rétine
Ils jouent un rôle important dans le processus de la vision. Pour autant, les études sur la DMLA n’ont pas incriminé les pigments maculaires comme cause de la maladie mais il faut veiller à une alimentation riche en constituant des pigments maculaires, éventuellement complétée par des compléments alimentaires.
Certains pigments comme la lutéine ne sont pas synthétisés par l’organisme et doivent être apportés principalement par l’alimentation. L’apport de lutéine par d’autre voies, trans-palpébrale (à travers la paupière) par exemple avec un onguent ou un spray, n’a pas été validé par des études médicales classiques.
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